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Archives mensuelles : septembre 2012

Fromage Vegan <3

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Ah le fromage. J’aime le fromage. Avec une passion folle. J’aime quand ca pue. Quand c’est un peu pourri. Quand ca dégouline. Quand ca pique. Mais le fromage c’est du lait. Et le lait, c’est des vaches inséminées en boucle pour produire, des veaux enlevés à quelques jours, des trucs pas toujours très clairs (antibiotiques, hormones), mais l’argument qui fait vraiment mouche pour moi, c’est que nous sommes les seuls mammifères à consommer tout au long de notre vie du lait, et du lait d’une autre espèce que la notre. Bizarre bizarre. Et je vous passe les désagréments digestifs liés au lait. Avant de décider de changer d’alimentation, j’avais déja remarqué que je ne supportais plus le fromage fondu sur les pizzas, les raclettes ou les fondues, qui me rendaient malade à coup sur.

Alors on fait quoi, quand on aime le fromage mais qu’on décide de ne plus consommer de lait ? On essaie les fromages végétaux. Il existe principalement des préparations à base de soja, mais aussi à base de noix et de levure. Je me suis donc lancée dans la préparation du délicieux fromage de noix de cajou.

Là encore, beaucoup de recettes disponibles un peu partout. Mais toujours les mêmes ingrédients, noix, citron, levure.

L’important est surtout de trouves des noix de cajou crues et non salées. Elles sont plus tendres, faciles à blender, et on a vraiment pas besoin de sel. J’ai trouvé les miennes chez le marchand d’olives et de condiments sur le marché, et vu le prix, j’avais vraiment pas envie de me rater.

On réduit donc en purée les noix, on ajoute une bonne dose de levure, un jus de citron. On obtient une purée, ou une sauce selon le temps de travail du blender. La purée en morceau peut être séchée dans un filtre en tissu, comme une chaussette à thé, le fromage se solidifie, et c’est juste une tuerie. On peut également l’utiliser sur les légumes, les céréales, comme ‘sauce au fromage’. Il ne faut pas hésiter à rajouter des herbes fraîches, du poivre, ou tout autre ingrédient, c’est vraiment une base géniale au goût « fromage ».

Pour réaliser des blocs de fromage vegan, pour pouvoir le trancher et l’utiliser dans des sandwichs par exemple, il est possible de rajouter à la purée réalisée une solution d’eau et d’agar agar bouilli. Je n’ai pas encore tenté cette recette, mais je vais le faire asap, ca a l’air dément.

(Et dans mes rêves les plus fous j’ouvre une fromagerie vegan)

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Burger Vegan !

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Avant de partir en vacances, petit diner entre copines omnivores pour dire du mal et trop boire. Toutes prêtes à teste du vegan ! Alors pour ne pas les contrarier trop dans leur bonne volonté, j’ai confectionné des burgers vegan !

Le plus important dans un bon burger c’est la viande, disent les connaisseurs. Avec quoi donc réaliser un burger vegan ? Il existe des centaines de recettes sur internet, mais elles reprennent toutes plus ou moins la même structure, un  haricot, pois chiche, haricot rouge, un peu de liant genre maizena, farines diverses, et surtout, des épices, du gout . J’ai choisi de faire le miens avec du haricot rouge et de la farine de riz, principalement parce que c’est ce que j’avais dans mon placard, mais les déclinaisons sont infinies, et c’est un chouette moyen de faire quelque chose de rapide, de bon, et qui plaît même aux acharnés de la viande. L’avantage du haricot rouge est de faire illusion dans son apparence, ‘youhou on dirait de la viande’ et autres commentaires ravis 🙂

Il vous faut aussi du pain à hamburger, on pourrait utiliser de la baguette ou de la pita, mais pour rester traditionnel, il y a le pain Harry’s, mais comme l’explique le super blog de Deborah, on peut se poser des questions sur certains de ses ingrédients. Oh well, pour cette fois, j’ai décidé de faire, comme elle, confiance, la prochaine fois je ferais mes buns moi même, promis !

Pour les burgers j’ai mélangé :

2 grosses boites de haricots rouges en conserve

Un reste d’une petite boite de pois chiche

De la coriandre, de la menthe, du persil, une botte de chaque

De la poudre d’ail, de la poudre d’oignons

A vue de nez, une centaine de grammes de farine de riz brun

Du ketchup

Le plus simple si vous avez un blender pourri comme moi, c’est de hacher vos herbes à part, bien finement, ca ne rendra rien au blender, et de les incorporer en fin de préparation aux haricots en purée, elles restent aussi plus fraîches et plus goutues.

J’ai fait une dizaine de burgers avec ces quantités, et pour 4 c’était presque trop, c’est tout de même assez dense comme préparation. Ca ressemblait un peu à de la kefta végétale, et c’était super bon !

J’ai fait cuire les burgers au four, mais j’imagine qu’il est possible de les faire à la poele ou de les faire frire.

On rajoute des tomates, de la salade, des oignons, du ketchup, de la mayo et de la tranchette de fromage industrielle pour les copines, et HOP, c’est trop bien !

Seitan maison (raté).

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En vacances, j’ai pu profiter d’une grande cuisine pleine d’instruments divers ! Et surtout, avec une table et un plan de travail me permettant de me lancer dans la fabrication de seitan à partir de farine. Je me suis beaucoup documentée sur Youtube, mais, chers amis wannabes, ne croyez pas les jolies images de vos pairs vegans avancés, si comme moi tu es un petit scarabée, sois sur que tu vas en mettre partout et rater ton seitan dans les grandes largeurs  🙂

Le seitan, c’est en fait le petit nom sexy du gluten. Pour récupérer le gluten de la farine, on la mélange avec de l’eau, de la levure, et pourquoi pas des épices. Je me suis donc attelée à la tâche, un kilo de farine blanche T55, de l’eau, un peu de curry, ma levure, et mes blanches mains. Le but de la manoeuvre est de former une boule de pate, et de la laver ensuite sous l’eau claire, jusqu’à ce que que le mélange devienne filant, un peu comme des cheveux pris dans du chewing gum. Cette nouvelle matière, cette nouvelle consistance, c’est le gluten, le seitan, qu’on utilise ensuite dans des préparations culinaires diverses.

L’étape eau + farine + levure + curry : rien de plus simple.

C’est quand on commence à « laver » la pate que les choses se corsent. D’abord parce que l’idée même de ce lavement ne faisait pas sens dans mon esprit, je suis une très mauvaise chimiste/physicienne, et je craignais que la pate se délite complétement, sans rien en retenir. J’y allais donc petit à petit, au lieu de soumettre franchement la matière au jet d’eau, donc j’ajoutais de l’eau à la mixture sans vraiment la laver.

Une fois mon erreur comprise, je me suis donc jetée dans le lavement de toutes mes forces (ahah) et j’ai transformé l’évier de ma cuisine en une zone de guerre, avec des petits morceaux durs de gluten s’échappant et se collant partout, séchant immédiatement, hyper difficiles à gratter ou à décoller.

J’ai donc mis mon blob de farine seitan dans une passoire/chinois, pensant garder uniquement le seitan dans la passoire, et me débarrasser du rester via les tous. Non non non. Le seitan bouche les trous, petits ou grands (j’ai poussé le vice en changeant de passoire plusieurs fois), et la matière qui surnage n’en est pas.

BREF. Un bon gros #fail de débutante, réduisant mon plan de travail à l’équivalent de Fukushima, on a d’ailleurs retrouvé du seitan coagulé et séché sur les éponges, les couteaux et les torchons tout au long des vacances …

Tout ca pour lamentablement passer de ca :

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à ca :

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Bref, un blob trop mouillé, que j’ai essayé de cuisiner en en coupant de petits morceaux et en le faisant au wok avec des légumes … la préparation ‘seitan’ a fondu … Tout ca pour ca …

La prochaine fois, je fais mon seitan avec de la poudre de gluten. Ou je l’achète.

Découvertes de vacances

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J’ai découvert les produits Satoriz en vacances, et surtout les BISCRUS !!

Ce sont des petites galettes ou chips d’aliments déshydratés, sans gluten, crus.

« Le but recherché, c’est de confectionner de petites feuilles d’aliments végétaux, crus et séchés. On peut les appeler, chips, galettes, croquants, pétales ou tuiles, leur caractéristique est de se « tenir », sans que farine, 

oeuf, graisse, cuisson ou friture n’y contribuent. Les graines de sarrasin sont la base du mélange, celles de lin et tournesol le liant. Ces oléagineux libèrent leur huile une fois trempés ; ce sont eux qui donnent une certaine compacité à l’ensemble. Mais pas assez ! Il manque encore la botte secrète…

Serge va bien sûr la trouver, l’ingrédient magique s’appelle le psyllium. Il s’agit d’une graine d’origine indienne, que l’on utilise en diététique naturelle pour favoriser le transit ou réduire le taux de cholestérol. Intégrée à faible dose au mélange initial, elle donne du corps à l’ensemble. « 

 

Et c’est tellement bon. Mais tellement. Miam

Petite vegan en vacances

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Plus d’un mois sans poster ici ! Donc trois semaines de vacances en Bretagne, en famille et avec des amis, les premières depuis quelques années, un vrai moment qui fait du bien !

Alors comment ca fait d’être une petite newbie vegan en vacances ? Et bien ca fait bizarre. D’abord parce que je venais juste de prendre la décision de changer d’alimentation, j’établissais juste mes repères à la maison, je prenais mon rythme de croisière, mais c’était finalement assez simple puisque j’étais peu confrontée à l’assiette des autres, et comme je vis seule, mes choix n’engagent que moi, sauf potes de passage qui s’acclimatent volontiers à mes fantaisies.

J’ai cohabité les premiers jours avec ma maman, que j’adore, mais qui a elle aussi un régime alimentaire que je qualifie volontiers de particulier, nous nous sommes donc observées manger chacune nos petits repas spécieux, moi réduisant en purée betteraves et céleris pendant qu’elle dégustait sa bressaola, nous sommes allées visiter le magasin Bio local, bref, tout partait bien dans le meilleur des mondes.

Et puis les potes sont arrivés. Et avec eux les plateaux de fromage dégoulinants. Et l’envie. De cette part de brie qui pue. Un petit bout d’abord, avec l’impression de tricher. Et puis finalement presque du fromage à tous les repas. Parce que de toutes façons, c’était foutu, triché pour triché, allons y gaiement. Ce qui est rigolo, c’est que je me trainais un genre de culpabilité débile, comme si j’avais menti à ma grand mère, que je tentais de rationaliser à grands coups de ‘oui mais le lait c’est quand même pas pareil que les oeufs ou la viande », et autres raisonnements dans le vide. J’ai un peu fait la paix avec ca, après tout, en me mettant la pression, je n’arriverais pas mieux à mon objectif, je ne suis pas faite comme ca, il faut que je sois en paix avec mes décisions.

Retour au bercail, mon blender me claque dans les doigts, il donnait des signes de faiblesse, je le frappait, il repartait, et là, le grand silence de la lame, plus rien. Et oui, je pourrais acheter un petit blender à 10 euros quelque part, mais j’ai envie d’attendre un peu pour m’offrir un 6 lames avec un bon wattage, j’ai vraiment galeré en Bretagne pour les légumes filandreux, le céleri ou la salade.

Je me lance aussi dans un grand rangement de ma cuisine, et depuis, j’ai la flemme de cuisiner. Comme il fait chaud, ce n’est pas vraiment un problème, je n’ai pas envie de plats chauds, je mange donc du riz, des céréales et des légumes sous forme de salades, du tofu émietté ou des galettes de céréales que je passe bassement au micro ondes … Bref, rien de très glorieux ou de gastronomique dans ma manière de m’alimenter, mais ca me va plutôt bien.

Au début de mon changement d’alimentation, j’avais aussi plus de sous, c’est idiot mais cela m’avait motivé à me lancer dans des experiences culinaires, à fouiller dans les rayons de ma BioCoop. Je dois dire que le mois de septembre se présentant plutôt sec côté portefeuille, je vais encore m’en tenir quelques temps aux ingrédients basiques de l’alimentation végétale, sans me mettre en tête de réaliser des merveilles à la gomme de Guam ou chocolat cru merveilleux !