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Petite vegan en vacances

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Plus d’un mois sans poster ici ! Donc trois semaines de vacances en Bretagne, en famille et avec des amis, les premières depuis quelques années, un vrai moment qui fait du bien !

Alors comment ca fait d’être une petite newbie vegan en vacances ? Et bien ca fait bizarre. D’abord parce que je venais juste de prendre la décision de changer d’alimentation, j’établissais juste mes repères à la maison, je prenais mon rythme de croisière, mais c’était finalement assez simple puisque j’étais peu confrontée à l’assiette des autres, et comme je vis seule, mes choix n’engagent que moi, sauf potes de passage qui s’acclimatent volontiers à mes fantaisies.

J’ai cohabité les premiers jours avec ma maman, que j’adore, mais qui a elle aussi un régime alimentaire que je qualifie volontiers de particulier, nous nous sommes donc observées manger chacune nos petits repas spécieux, moi réduisant en purée betteraves et céleris pendant qu’elle dégustait sa bressaola, nous sommes allées visiter le magasin Bio local, bref, tout partait bien dans le meilleur des mondes.

Et puis les potes sont arrivés. Et avec eux les plateaux de fromage dégoulinants. Et l’envie. De cette part de brie qui pue. Un petit bout d’abord, avec l’impression de tricher. Et puis finalement presque du fromage à tous les repas. Parce que de toutes façons, c’était foutu, triché pour triché, allons y gaiement. Ce qui est rigolo, c’est que je me trainais un genre de culpabilité débile, comme si j’avais menti à ma grand mère, que je tentais de rationaliser à grands coups de ‘oui mais le lait c’est quand même pas pareil que les oeufs ou la viande », et autres raisonnements dans le vide. J’ai un peu fait la paix avec ca, après tout, en me mettant la pression, je n’arriverais pas mieux à mon objectif, je ne suis pas faite comme ca, il faut que je sois en paix avec mes décisions.

Retour au bercail, mon blender me claque dans les doigts, il donnait des signes de faiblesse, je le frappait, il repartait, et là, le grand silence de la lame, plus rien. Et oui, je pourrais acheter un petit blender à 10 euros quelque part, mais j’ai envie d’attendre un peu pour m’offrir un 6 lames avec un bon wattage, j’ai vraiment galeré en Bretagne pour les légumes filandreux, le céleri ou la salade.

Je me lance aussi dans un grand rangement de ma cuisine, et depuis, j’ai la flemme de cuisiner. Comme il fait chaud, ce n’est pas vraiment un problème, je n’ai pas envie de plats chauds, je mange donc du riz, des céréales et des légumes sous forme de salades, du tofu émietté ou des galettes de céréales que je passe bassement au micro ondes … Bref, rien de très glorieux ou de gastronomique dans ma manière de m’alimenter, mais ca me va plutôt bien.

Au début de mon changement d’alimentation, j’avais aussi plus de sous, c’est idiot mais cela m’avait motivé à me lancer dans des experiences culinaires, à fouiller dans les rayons de ma BioCoop. Je dois dire que le mois de septembre se présentant plutôt sec côté portefeuille, je vais encore m’en tenir quelques temps aux ingrédients basiques de l’alimentation végétale, sans me mettre en tête de réaliser des merveilles à la gomme de Guam ou chocolat cru merveilleux !

Mais d’où viennent tes protéines ?

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Mais pourquoi tu te fais chier à devenir vegan ?

Voilà la question qu’on me pose le plus souvent. Alors soyons clairs, ca ne me fait pas chier. Je ne m’oblige pas à d’énormes sacrifices, je ne pleure pas de larmes de sang en passant devant ma boucherie, je ne passe pas des soirées à me lamenter devant le reste de glace qui pourrit dans mon congélateur. J’ai choisi de me lancer dans cette nouvelle expérience alimentaire comme d’autres décident de prendre des cours du soir d’œnologie ou de poterie. Pour se faire du bien, pour apprendre, pour se sentir bien, pour s’intéresser, pour changer quelque chose dans sa vie.

Mon parcours alimentaire n’a jamais été simple. Boulimique, obèse, accro au sucre, je cumule les comportements addictifs sans jamais me piquer. Ma dope à moi, c’est de tomber dans un kilo de lasagnes quand je suis triste, ou de me récompenser par un paquet de gâteaux quand je suis contente de moi. Mon système de gratification est entièrement basé sur la nourriture. Cela s’explique sans doute par les privations que j’ai subi ou que je me suis infligée lors de mon enfance et de mon adolescence. Une sorte de revanche au premier degrés sur ceux qui voulaient m’empêcher de manger ou sur ces régimes débiles qui me promettaient d’enfin rentrer dans la norme.

En choisissant de changer ma manière de manger, j’ai l’impression de reprendre le contrôle sur mes intestins. Je me permets enfin de choisir en conscience ce qui rentre dans ma bouche, sans obéir à des impulsions ou à des vieux réflexes construits sur des émotions. Cette déconstruction de mes habitudes alimentaires me réussit. Je me sens d’abord mieux dans mon corps, moins lourde, moins bouffie. Je suis une d’abord une vegan égoïste, je l’avoue facilement. Je ne prétends pas vouloir sauver le monde. Mais en m’intéressant à ce mode de vie, en lisant, bien avant de prendre la décision de passer du côté vert de la force, je me suis sensibilisée aux causes défendues par les végétariens et les vegans.

Je suis aujourd’hui persuadée que l’industrie de la viande est nocive pour la planète comme pour ses habitants. Je comprends que le lobby des produits laitiers a une influence démente sur notre façon d’envisager nos besoins nutritionnels. Je suis horrifiée par la manière dont on traite les animaux, dans les abattoirs comme dans les animaleries, dans les fermes à fourrure comme dans les zoos. Si ma culture vegan est encore toute neuve, je vais essayer de partager ici les lectures et les documentaires qui ont alimenté ma réflexion. Je ne cherche pas à convaincre, je ne suis pas prosélyte, mais ces informations sont intéressantes, pour les mangeurs d’entrecôtes comme pour les autres.

Je ne promets pas d’être parfaite. Mon cheminement commence juste. Je ne sais pas si je resterais vegan toute ma vie. Je n’ai pas encore fait le tri dans mes produits de beauté, mes chaussures sont encore parfois en cuir, je porte de la laine, et je me questionne sur l’utilisation du miel ou du pollen. Ce blog est là pour me motiver, me rappeler mes objectifs, et pour partager mes découvertes.